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Secteur · Ville de Sainte-Anne-des-Plaines, Basses-Laurentides

Sainte-Anne-des-Plaines

Un village qu'on voit apparaître au bout des champs, des fraises à perte de vue et une piste cyclable qui file vers Blainville. Voici mon top 10, version voisin, pas version dépliant.

Parlons de ce secteur

Sainte-Anne-des-Plaines se trouve à une trentaine de kilomètres au nord de Montréal, dans les Basses-Laurentides, coincée entre Blainville, Bois-des-Filion, Terrebonne, Mirabel et Sainte-Sophie. C'est une ville de 94 km² qui compte environ 15 000 résidents, ce qui donne une densité que peu de municipalités de la couronne nord peuvent encore offrir. La raison est simple : 92 % du territoire est en zone agricole, alors le développement se concentre autour du vieux village.

C'est un secteur que je visite avec des acheteurs qui cherchent un terrain, un garage double ou juste de l'air, sans vouloir s'exiler à deux heures de Montréal. J'ai monté ce top 10 pour une raison simple : quand on achète ou qu'on vend, on ne magasine pas juste une propriété, on magasine une vie de quartier. Chaque point vient avec une porte d'entrée pour jaser. Servez-vous-en.

Maxime Laforest, courtier immobilier résidentiel et commercial · Équipe Loiselle, RE/MAX Dynamique

Le top 10 du secteur

Ce qui fait battre le cœur de Sainte-Anne-des-Plaines.

Dix raisons pour lesquelles les acheteurs montent jusqu'ici, et pourquoi ceux qui y sont installés ne redescendent pas.

01 Le clocher à bulbe de l'église de Sainte-Anne-des-Plaines au-dessus des arbres, au coucher du soleil
Le cœur du village

Un noyau villageois qu'on voit venir de loin

Tout se joue autour du boulevard Sainte-Anne et des avenues numérotées qui partent de chaque côté. Épicerie, pharmacie, restos, bibliothèque, hôtel de ville et église tiennent dans un rayon qu'on couvre à pied. Le clocher à bulbe sert de point de repère : quand on arrive par les rangs, c'est la première chose qu'on aperçoit au-dessus des champs. Ce cachet de village est resté intact même si la ville a plus que doublé sa population depuis les années 1970.

Jasez-en avec moi : demandez-moi quelles rues permettent vraiment de tout faire à pied. La différence entre habiter à trois minutes du village et à trois kilomètres se ressent tous les jours.
02 La grange-écurie des Prêtres-Chaumont, bâtiment de bois du 19e siècle, boulevard Sainte-Anne
La terre

Une ville agricole à 92 %

Ce n'est pas une image, c'est du zonage : 92 % du territoire est dédié à l'agriculture. Ça veut dire des rangs, des silos, de la machinerie qui circule au printemps, et surtout des horizons dégagés qu'aucun promoteur ne viendra remplir. Le circuit Patrimoine gourmand regroupe une quinzaine d'entreprises du coin, des fermes laitières aux producteurs de miel. La grange-écurie des Prêtres-Chaumont, sur le boulevard Sainte-Anne, rappelle à quoi ressemblait la vie ici au 19e siècle.

Jasez-en avec moi : demandez-moi ce que le zonage agricole change quand on achète une propriété avec du terrain. C'est la première vérification que je fais dans ce secteur.
03
Le terroir

La capitale discrète de la fraise

Au milieu du 20e siècle, les conserveries du village transformaient les fraises locales en confitures. La tradition ne s'est jamais perdue. FraiseBec cultive plus de 70 hectares et emploie jusqu'à 250 personnes en pleine saison, ce qui en fait un des chefs de file canadiens de la fraise d'été et d'automne. La Ferme Métayer et la Fraisière Lauzon et Fils ouvrent leurs champs à l'autocueillette : fraises, framboises, bleuets, pommes, courges et citrouilles selon le mois.

Jasez-en avec moi : demandez-moi quels quartiers sont à cinq minutes des kiosques. Ça a l'air anecdotique, mais c'est souvent ce qui accroche les acheteurs en visite l'été.
04 La façade et le clocher de pierre de l'église de Sainte-Anne-des-Plaines
Patrimoine

Une église bâtie pour 2 000 personnes

Construite entre 1899 et 1902, l'église de Sainte-Anne-des-Plaines monte à près de 190 pieds et peut accueillir presque 2 000 fidèles, dans une paroisse qui en comptait alors une fraction. Ses clochers à bulbe lui donnent une silhouette qu'on ne confond avec aucune autre dans les Basses-Laurentides. La Ville a réalisé en 2012 un inventaire complet du bâti ancien et propose un circuit patrimonial de 17 bâtiments, à faire à pied ou à vélo.

Jasez-en avec moi : demandez-moi de vous montrer les maisons anciennes du circuit qui changent de mains de temps en temps. Il faut être prêt quand ça sort.
05 Le presbytère victorien de Sainte-Anne-des-Plaines et sa galerie ornementée
Architecture

Le presbytère victorien, classé et toujours habité

Bâti en 1886 et 1887 en pierre, avec sa galerie ornementée et son fronton central, le presbytère a été classé monument historique en 2004. Fait rare pour un bâtiment protégé : il n'a jamais été transformé en musée, il sert encore de résidence au curé de la paroisse. Pour qui aime l'architecture ancienne, c'est le plus bel exemple du village et un bon repère de ce que la brique et la pierre d'ici peuvent donner.

Jasez-en avec moi : demandez-moi ce que ça implique d'acheter près d'un immeuble classé. Il y a des règles à connaître avant de faire une offre.
06 L'hôtel de ville de Sainte-Anne-des-Plaines, ancien couvent de pierre de 1882
La mémoire

Un hôtel de ville qui était un couvent

Le bâtiment municipal a été construit en 1882 pour les Sœurs de Sainte-Anne, qui y ont enseigné jusqu'à leur départ en 1977. La Ville y a ensuite installé ses bureaux plutôt que de le démolir, et le clocheton est resté. C'est aussi une bonne façon de lire l'histoire du coin : paroisse autorisée par l'évêque de Québec en 1787, appelée d'abord Mascouche du Page, rebaptisée Sainte-Anne-des-Plaines en 1816, puis promue au statut de ville le 18 juillet 1987, l'année de son 200e anniversaire.

Jasez-en avec moi : demandez-moi comment une paroisse agricole s'est transformée en ville de banlieue sans perdre son centre. Ça explique bien des choses sur la façon dont les quartiers sont organisés.
07 Le magasin général J. H. Simard à Sainte-Anne-des-Plaines vers 1910
L'économie

Du magasin général au plus gros employeur

Le village a eu le téléphone en 1889, l'électricité en 1925 et sa gare de chemin de fer de 1877 à 1963. Puis l'ouverture du pénitencier fédéral en 1967 a tout changé : le complexe correctionnel, qui regroupe l'établissement Archambault et le Centre régional de réception, est devenu un employeur majeur et a fait grimper la population d'un coup. Aujourd'hui, entre les fermes, le parc industriel et le secteur public, une partie des résidents travaillent sur place plutôt que de descendre sur l'île.

Jasez-en avec moi : demandez-moi ce que ça change pour un vendeur quand une partie des acheteurs travaillent à quinze minutes de chez eux. Le bassin n'est pas le même qu'ailleurs sur la couronne nord.
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Plein air

La Seigneurie des Plaines, 21,5 km de piste

Inaugurée en juillet 2020, cette piste cyclable interrégionale relie Sainte-Anne-des-Plaines, Blainville et Terrebonne, avec 13 de ses 21,5 kilomètres sur le territoire de la ville. Le parcours longe la rivière Mascouche et le ruisseau La Corne, traverse la forêt du fief Sainte-Claire et frôle la grande tourbière de Blainville. La Halte Desjardins, au 119 boulevard Sainte-Anne, sert de porte d'entrée avec toilettes, aires de pique-nique et une flotte de vélos, dont douze électriques, prêtés gratuitement aux résidents.

Jasez-en avec moi : demandez-moi quelles rues donnent un accès direct à la piste. C'est un argument que j'utilise souvent en visite au printemps.
09
Vie de famille

Des parcs de quartier et des érables

Le parc des Familles, sur la 3e Avenue, a les jeux d'eau et les modules ; le parc Neuville a le skatepark, le terrain de soccer et la patinoire ; le parc du Ruisseau a ses trois pentes à glisser, et il y a un parc canin au bout de la rue des Cèdres. Le centre sportif, ouvert depuis 1994, complète le tout. Côté écoles, la ville compte les primaires de l'Harmonie-Jeunesse, du Bois-Joli et des Moissons, plus l'école secondaire du Harfang et son pavillon Saint-François, toutes au Centre de services scolaire des Mille-Îles. Et le Chalet des Érables, sur la montée Gagnon, reçoit au temps des sucres depuis 1948.

Jasez-en avec moi : demandez-moi quel secteur est rattaché à quelle école primaire. Ça se vérifie avant de faire une offre, pas après.
10
Accès

Le boulevard refait et la route vers l'île

La route 335, c'est la montée Gagnon puis le boulevard Sainte-Anne, et c'est l'axe qui descend vers l'autoroute 640 à Bois-des-Filion. Le ministère des Transports et la Ville viennent d'y investir environ 12 M$ : chaussée refaite, trottoirs, traverses piétonnes, aménagements cyclables et deux nouveaux feux de circulation mis en service en janvier 2026, avec les finitions prévues cette année. L'autoroute 15 se prend par Blainville, et le prolongement de l'autoroute 19 entre Laval et Bois-des-Filion, avec sa voie réservée au transport collectif, avance vers son nouveau pont sur la rivière des Mille Îles. Pour le transport en commun, exo secteur Laurentides relie le village à la gare de Sainte-Thérèse par les lignes 23 et 250, et au métro Cartier de Laval par la ligne 24, en plus du taxibus. Il n'y a pas de gare de train sur le territoire.

Jasez-en avec moi : demandez-moi combien de temps ça prend vraiment pour rejoindre le centre-ville selon l'heure de départ. J'ai fait le trajet assez souvent pour vous donner l'heure juste.
Parlons-en

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